Chrysis

Publié le par Linette (pseudo)

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(Edition: Cherche Midi, année de parution: 2013, 282 pages)

 

Paris, 1925, Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l'atelier de peinture des élèves femmes de l'Ecole des beaux-arts pour travailler sous la direction de Jacques Ferdinand Humbert, qui fut le professeur de Georges Braque. Exigeant, colérique, cet octogénaire, qui règne depuis un quart de siècle sur la seule école de peinture ouverte aux femmes, va vite réaliser que Chrysis n'est pas une élève ordinaire. Précoce, ardente et véritablement talentueuse, cet esprit libre et rebelle bouscule son milieu social et un monde de l'art où les hommes ont tous les privilèges. Elle va bientôt se perdre dans des plaisirs désinvoltes et devenir l'une des figures de la vie nocturne et émanticipée du Montparnasse des Années folles. C'est là qu'elle va rencontrer Bogey Lambert, cow-boy américain sorti de la Légion étrangère, et vivre un amour fou.

 

Peut-on être déçu d'un auteur après avoir adoré plusieurs de ses romans? La réponse est oui.

Avant d'aller plus loin, je dois préciser que je n'ai pas terminé ce livre mais que j'en ai quand même lu suffisamment pour me permettre d'avoir un avis.

En avant-propos, Jim Fergus nous expose les raisons pour lesquelles il a décidé d'écrire ce roman.

Pour faire court: sa femme, aujourd'hui décédée, avait eu le coup de foudre dans une brocante pour un tableau de Chrysis Jungbluth. L'auteur a pris la décision de lui offrir quelques mois avant sa mort et l'a ensuite offert à sa belle-fille, selon la dernière volonté de sa femme. Depuis, il souhaitait découvrir qui était cette mystérieuse peintre et ses recherches se sont finalement transformées en roman.

 

L'histoire est racontée à travers deux personnages: Bogey Lambert, jeune garçon naïf qui quitte sa famille américaine pour aller faire la guerre en France, et Gabrielle, jeune femme rebelle qui souhaite goûter à tout ce que les Années folles peuvent lui apporter (le sexe, l'alcool...).

Autant vous dire que je ne me suis intéressée à aucun des deux tout simplement parce que Jim Fergus ne fait rien pour. Les chapitres s'enchainent beaucoup trop vite, laissant peu de place à la description de certains moments importants dans la vie des deux protagonistes. On nous parle finalement peu de peinture. A part nous dire que Gabrielle est belle, douée, la préférée du professeur... le reste est sans grand intérêt. Je n'ai pas du tout ressentis l'ambiance des Années folles si ce n'est en quelques phrases jetées à travers les chapitres. Quand on a découvert du Fitzgerald, ça coince un peu.

En fait, pour moi, ce roman est brouillon et peu abouti. Peut-être par manque d'informations sur le sujet, mais Jim Fergus précise bien après tout que c'est principalement du fictif. De plus, je dois ajouter que le style d'écriture est assez dérangeant puisqu'il balance sans cesse entre le journalistique et le romanesque, ce qui personnellement, m'a totalement fait décrocher.

Au final, je me demande si ce roman n'est pas plutôt un simple hommage rendu à sa femme.

Bref, j'espère la prochaine fois que monsieur Fergus se remettra à écrire sur les indiens, un domaine qu'il maitrise beaucoup mieux.

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Laeti 16/06/2014 07:39

Vu ton avis, il ne me tente vraiment pas!

Alex-Mot-à-Mots 12/06/2014 08:34

Un aparté peu convaincant, alors.

Linette (pseudo) 12/06/2014 09:19



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