Le fils du vent

Publié le par Linette (pseudo)

couv61721604.gifC'est de qui?

 

Henning Mankell. Il est né en 1948 en Suède. Il a écrit de nombreuses nouvelles et romans policiers.

Le fils du vent est sortie en France en 2004.

 

Ça raconte quoi?

 

En 1875, Hans Bengler, jeune entomologiste, quitte la Scanie pour trouver des insectes rares en Afrique.

Mais alors qu'il s'apprête à repartir, un enfant bochiman fait son apparition.

Hans Bengler décide de le ramener en Suède afin de l'éduquer et de lui offrir une vie meilleure.

Rebaptisé Daniel et forcé à appeler Père cet homme inconnu, l'enfant ne souhaitera qu'une chose: rentrer chez lui en Afrique et retrouver l'esprit de ses parents.

 

 

Mon avis?

 

De Henning Mankell, j'avais beaucoup aimé Les Chaussures italiennes. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert ce livre complètement différent.

 

Encore une fois, l'auteur nous décrit ici un personnage principal ambigu. Aux premiers abords, Hans Bengler est quelqu'un d'égocentrique. Il a envie de faire une croix sur son passé, d'oublier son vieux père à l'agonie et ses relations peu fréquentables afin d'être reconnu pour son talent.

Évidemment lorsqu'il arrive en Afrique son esprit est assez restreint mais lorsqu'il rencontre Mollo, un changement brusque se fait en lui: il veut ramener cet enfant en Suède pour lui offrir une meilleure vie.

Et la, je me suis posée cette question: peut-on enlever un enfant de son pays, de ses racines, sous prétexte qu'on a mieux à lui offrir?

C'est une question que l'on se pose constamment dans ce livre car malgré l'éducation de Hans Bengler, qui se montre une nouvelle fois égoïste, Mollo, rebaptisé Daniel, ne sera jamais heureux et ne pensera qu'à une seule chose: apprendre à marcher sur l'eau pour rejoindre sa terre.

 

C'est ensuite Mollo qui prend la place de Hans Bengler. Son ressentis très poétique est décrit sous son regard étranger et candide. On découvre un personnage touchant, incompris et plus humain que la plupart des hommes qui l'entourent.

 

La fin m'a néanmoins un peu déçue. J'aurais préféré en lire une autre et voir de nouveau certains personnages.

Malgré cela, Mankell a le talent de nous faire voyager d'un livre à l'autre tout en nous passionnant.

 

"Daniel savait qui était Jésus. Be et Kiko lui avaient parlé de ces coutumes étranges qu'avaient les Blancs d'accrocher leurs dieux sur des planches."

 

(édition: Points, 355 pages, année de parution: 2004, illustration: Elsa Wohlfahrt Larsson Zacharias Wagner)

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Commenter cet article

Missycornish 09/06/2012 22:09

J'aime ces recits un peu depaysants qui confrontent deux cultures l'une a l'autre. Ca avait l'air pas mal.

Fransoaz 31/05/2012 19:06

J'aime beaucoup cet auteur, je lis indifféremment ses romans ou ses polars. J'ai terminé il y a deux semaines "le chinois", pas de billet mais je le conseille fortement pour sa construction, et la
vision de l'auteur sur l'émergence de la Chine.

Linette (pseudo) 31/05/2012 21:12



Je ne connais pas du tout ce roman. J'irai me renseigner car effectivement il peut être intéressant.



Alex-Mot-à-Mots 29/05/2012 21:12

J'aime bien cet auteur comme auteur de polars, mais aussi de livres plus engagés.

Linette (pseudo) 29/05/2012 21:21



Je ne connais pas du tout ses polars...il faudrait que j'essaye pour voir si ça me plait autant.