Stupeur et tremblements

Publié le par Linette (pseudo)

(édition Albin Michel, année de parution: 1999, 175 pages)

9782226109507-j

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même tempss que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.

 

"Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne."

 

Voici le troisième roman que je lis de Madame Nothomb et tout comme son précédent, j'ai bien apprécié cette lecture courte, mais efficace. 

Dans cette histoire, la narratrice n'est autre que l'auteure en personne. Elle a vécu plusieurs années au Japon et nous fait part de sa toute première expérience au sein d'une entreprise japonaise. C'est difficile de démêler le faux du vrai dans la narration, surtout que l'auteure prend parfois le parti de nous raconter certaines scènes avec une bonne dose d'humour. Mais une chose est sûre Stupeur et tremblements dépeint la vie sociale et professionnelle des japonais et ça fait froid dans le dos. La vie quotidienne est menée par les codes de conduite et la femme japonaise ne peut prétendre au bonheur car peu de gens se soucient vraiment d'elle.

Stupeur_et_tremblements.jpgAmélie Nothomb qui veut sans arrêt bien faire, fait au final mal et chacune de ses phrases se retournent contre elles et la mènent au calvaire. Insultée par ses responsables, passant ses journées à faire des tâches idiotes et dégradantes, elle n'attend qu'une seule chose: la fin de son contrat car démissionner est signe de déshonneur et il est toujours mieux de se suicider au Japon que d'être déshonoré.

 

La mentalité a t-elle changé depuis les années 90? Peut-être pas tant que ça quand on voit le taux alarmant de suicides dans ces pays la. Une chose est sûre: malgré la crise, il fait bon travailler en France.

 

Conclusion: Un livre agréable à lire qui montre une société bien loin de celle que nous connaissons. Je regarderai le film avec plaisir à présent.

 

Les chroniques du même auteur:

 

Les Catilinaires


 

 


 

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fersenette 19/12/2012 18:15

Tes 3 dernières chroniques sont de lointains, mais très agréables, souvenirs de lecture :-)

Linette (pseudo) 19/12/2012 19:28



C'est pour ça que c'est chouette de pouvoir relire ses avis sur différents livres.



Alex-Mot-à-Mots 10/12/2012 13:08

Le premier que j'ai lu de cette auteure. J'avais bien aimé. Les autres m'ont déçu.

Linette (pseudo) 11/12/2012 11:46



J'en ai d'autres à lire d'elle mais pour l'instant ça me plait bien.